Enquêtes et Témoignages

1997 - Questionnaire diffusé par Dr. Dominique Abéles-Malvy.

I. Peut-être pensez-vous ’ces nouvelles mesures ne me dérangent pas’.

-  C’est déjà mon médecin généraliste qui me suit sur le plan gynécologique, et cela me convient très bien. (1%)
-  Cela ne me gêne pas ; mon médecin peut parfaitement remplacer mon gynécologue. (1%)
-  Mon médecin généraliste me conseillera pour le mieux. (10%)

II. Peut-être pensez-vous ’C’est grave, je ne suis absolument pas d’accord ; je veux garder mon gynécologue et le droit de choisir’.

-  Vous estimez que ce n’est pas à votre médecin de décider à votre place. (59%)
-  Vous ne voyez pas l’intérêt de payer deux consultations au lieu d’une et de perdre un temps qui vous est précieux. (85%)

Vous souhaitez garder votre gynécologue. Pourquoi ?

-  Parce que vous pensez qu’il ou elle a une compétence plus spécialisée dans ce domaine, a plus de connaissances et d’habitude. ’Chacun son métier’. (88%)
-  Parce que vous avez partagé bien des épisodes intimes et importants de votre vie, heureux ou malheureux : aide à la contraception, attente d’un enfant... maladies, I.V.G., stérilité... (28%)
-  Parce que vous lui faites confiance et que la confiance vous paraît fondamentale dans une consultation gynécologique. (66%)
-  Parce que vous pouvez lui parler de tout, en particulier de problèmes intimes parfois difficiles à exprimer. (60%)
-  Vous faites cet examen ’parce qu’il faut le faire’, mais difficilement, avec gêne ; il vous paraît indispensable de pouvoir choisir le médecin qui vous examinera. (32%)

Cela vous gêne d’être examinée par votre médecin de famille. Pourquoi ?

-  Parce que c’est un homme (si c’est le cas). (27%)
-  Parce qu’il connaît toute votre famille et vous préférez quelqu’un de plus extérieur (16%)
-  Parce que c’est une consultation intime (48%)

III. Conséquences

Si vous ne pouvez plus aller consulter librement votre gynécologue, pensez-vous que cela changera la fréquence de vos consultations gynécologiques ?

Oui (78%) Non (18%)

En particulier pour les examens de prévention : examens systématiques, frottis, surveillance de la pilule et du stérilet, ménopause...

Oui (74%) Non (16%)

Actuellement, vous consultez :

-  environ tous les ans, (52%)
-  plus souvent (31%)
-  environ tous les 2 ans (8%)
-  environ tous les 3 ans (3%)
-  moins souvent (12%)

Si vous ne choisissez plus votre gynécologue, pensez-vous que vous consulterez

-  aussi souvent (16%) (1 femme sur 5)
-  moins souvent (31%)
-  seulement en cas de problèmes (42%)
-  seulement en cas de problèmes graves (15%)

Pensez-vous que cette mesure risque d’aller à l’encontre de la prévention dont on parle tant (prévention des cancers, des maladies sexuellement transmissibles, d’autres problèmes de santé) ?

Oui (90%) Non (6%)

Et qu’en conséquence, cela coûtera humainement beaucoup plus cher à la société et financièrement à la Sécurité Sociale car beaucoup de femmes et surtout de jeunes filles viendront consulter trop tard ?

Oui (90%) Non (3%)