2010

2010/04 - Demande d’audience à Mme Roselyne Bachelot, ministre de la Santé

Paris, le 16 avril 2010

Madame la Ministre,

Les Assises de Défense de la Gynécologie Médicale se sont tenues le 28 mars à Paris à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à l’initiative du Comité de défense de la Gynécologie médicale. Les participants, médecins de toutes spécialités, hospitaliers et libéraux - santé publique, gynécologie obstétrique et chirurgicale, cancérologie, rhumatologie, gériatrie, pédiatrie, médecine générale - sage-femme, Mouvement français pour le planning familial, personnalités attachées aux droits des femmes, réunis aux côtés de femmes et de nombreux gynécologues médicaux, ont réaffirmé l’importance du maintien et du développement de cette spécialité médicale pour la prise en charge de la santé des femmes.

Cette journée a également souligné l’urgence, pour les pouvoirs publics, de prendre la mesure de leur responsabilité dans une situation qui voit un nombre croissant de femmes, jeunes en particulier, mises dans l’impossibilité de consulter un gynécologue pour le traitement des affections gynécologiques et la prévention. Sans augmentation sérieuse du nombre d’internes pour la Gynécologie médicale, l’accès au gynécologue sera réservé à une minorité, avec une véritable perte de chances pour la plupart des femmes. Vous avez, Madame la Ministre, en janvier 2009, répondu aux élus qui portaient cette demande d’augmentation de postes que « la gynécologie avait changé de sens » et que le suivi gynécologique pouvait être assuré par d’autres que les gynécologues médicaux. Cette idée n’est pas nouvelle. Depuis 1997, le CDGM a rencontré, maintes fois, sur la voie de la mobilisation pour le rétablissement du diplôme, l’argument selon lequel le suivi gynécologique pouvait être fait sans gynécologues.

Les participants aux Assises ont réaffirmé, faits à l’appui, ce que toutes les femmes savent et disent : pour assurer le suivi gynécologique, il faut des médecins dont c’est la spécialité, il faut des gynécologues médicaux.

De la même manière que, pour les accouchements, il faut des gynécologues obstétriciens et des sages-femmes.

Aux tentatives récurrentes de diviser entre eux généralistes, spécialistes, sages-femmes, gynécologues médicaux, gynécologues obstétriciens, les Assises de Défense de la Gynécologie Médicale ont opposé la complémentarité qui suppose la formation, en nombre suffisant, des uns et des autres.

Madame la Ministre, Ce n’est pas la première fois que le CDGM s’adresse à vous et vous demande de le recevoir. Aujourd’hui l’urgence est telle que nous voudrions pouvoir vous présenter directement les demandes qui sont les nôtres, comme nous avons pu le faire depuis plus de dix ans auprès de chacun de vos prédécesseurs, et porter à votre connaissance les faits sur lesquels elles s’appuient.

Nous souhaitons que vous puissiez percevoir en nous entendant l’importance vitale pour les femmes des mesures qu’elles attendent de votre part. Nous aurons soin de les tenir informées de la réponse que vous nous apporterez. Dans cette attente, nous vous prions de trouver ici, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Pour le CDGM, les coprésidentes, Dr Marie-Annick Rouméas, Claude Groussin, Noëlle Mennecier, Marie Stagliano.

Nous apportons notre appui à cette demande d’audience du CDGM :

-  Mickael Agopiantz, président de l’Association des Internes de Gynécologie Médicale (AIGM),
-  Mme Elisabeth Badinter, philosophe,
-  Pr Pierre Bourgeois, chef du service de Rhumatologie, Université Pierre et Marie Curie, GHU Pitié Salpêtrière, Paris,
-  Pr Bernard Cassou, Professeur en santé publique, Université de Versailles, Praticien hospitalier AP-HP,
-  Dr Jean-Louis Chabernaud, pédiatre, responsable du SMUR pédiatrique du CHU Antoine Béclère-Clamart, président du SNPEH (Syndicat National des Pédiatres des Établissements Hospitaliers),
-  Dr Laure Chauvenet, Praticien hospitalier, Oncologie médicale, Hôtel-Dieu de Paris,
-  Mme Catherine Coblence, sage-femme,
-  Mme Geneviève Couraud, membre du bureau du Mouvement Français pour le Planning Familial,
-  Dr Claire Coussirat-Coustère, médecin spécialiste en gynécologie médicale, ancienne coprésidente du CDGM,
-  Florence Coussy, interne de Gynécologie médicale,
-  Dr David Elia, gynécologue médical,
-  Mme Geneviève Fraisse, philosophe,
-  Pr Anne Gompel, chef du service de Gynécologie Médicale, Hôtel-Dieu de Paris,
-  Mme Benoîte Groult, écrivain,
-  Mme Simone Iff, ancienne présidente du MFPF, membre du Conseil économique et social,
-  Pr Frédérique Kuttenn, chef du service d’ Endocrinologie et Médecine de la Reproduction, la Pitié-Salpêtrière, Paris,
-  Dr Yanick Leflot-Savain, gynécologue médicale, membre de l’Union régionale des Médecins Libéraux de Picardie,
-  Dr Jean Claude Magnier, praticien hospitalier, service de Gynécologie médicale, Hôpital Bicêtre,
-  Dr Jean Marty, secrétaire général du SYNGOF (Syndicat National des Gynécologues Obstétriciens de France),
-  Pr Robert Marty, Professeur des Universités, membre de l’ Académie Internationale de Pathologie, gynéco-pathologiste, centre d’Histo-cytopathologie Foch, Bordeaux,
-  Mme Florence Montreynaud, historienne,
-  Dr Pierre Panel, chirurgien gynécologue obstétricien, chef du service de gynécologie obstétrique, Centre Hospitalier de Versailles,
-  Dr Françoise Philippe, pédiatre, Hôpital Charles Nicolle, CHU Rouen,
-  Pr François Piette, professeur des Universités, Praticien hospitalier, chef du service de Gériatrie de l’Hôpital C. Foix, Vitry-sur-Seine,
-  Dr Geneviève Plu-Bureau, maître de conférences des Universités, Praticien hospitalier, service de Gynécologie Médicale, Hôtel-Dieu de Paris,
-  Dr Marie Josée Renaudie, gynécologue médicale, présidente du Syndicat des Gynécologues Médicaux,
-  Dr Hélène Renoux, médecin généraliste.