2011

2011/01 - Pétition "Alerte ! Plus que 1000 gynécologues médicaux en 2011 !"

Signez la Pétition sur le site internet www.mesopinions.com

Rendez-vous sur ce site internet pour signer électroniquement notre pétition ; ce site est l’outil nous permettant de comptabiliser vos votes et recueillir vos témoignages.


ALERTE !

Plus que 1000 gynécologues médicaux en 2011 pour 30 millions de femmes ! ... 600 en 2015 ? ...

Inacceptable !

Janvier 2011

-  En 2003, après une mobilisation de plusieurs années, 3 millions de signatures sur la pétition du CDGM et plusieurs manifestations, les femmes et les gynécologues, avec le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale, obtenaient le rétablissement de la spécialité de Gynécologie médicale. Des gynécologues médicaux allaient à nouveau être formés pour nous, nos filles et nos petites-filles !
-  Mais en 2008, force était de constater qu’à nouveau le suivi gynécologique exigé par les femmes était menacé. Car alors que, dès 2003, il aurait fallu former 120 gynécologues médicaux par an pour le simple remplacement des départs à la retraite, seuls 20 postes d’internes par an, 27 en 2010, étaient attribués à la gynécologie médicale.
-  En 2008, 2009, puis 2010, nous alertons à nouveau les pouvoirs publics : "Si aucune mesure n’est prise, en 2010, il ne restera que 1000 gynécos pour 30 millions de femmes en âge de consulter, 600 gynécos en 2015, 180 en 2020 !"

Nous sommes début 2011, et nous lançons un cri d’alarme : l’accès à la gynécologie médicale est menacé de disparition pour la grande majorité des femmes !

Or en France le nombre de cancers du col de l’utérus a été divisé par 4 en en 20 ans, et les femmes ne sont plus que 14% à être privées d’utérus à 50 ans, contre 30 à 46% dans le reste de l’Europe : c’est grâce au suivi gynécologique, à tout âge de la vie, qu’assurent les spécialistes des femmes que sont les gynécologues médicaux. Des milliers et des milliers de femmes, en signant notre pétition, le disent clairement : C’est urgent, c’est vital !

Formation de gynécologues médicaux en nombre suffisant ! Garantie de l’accès libre et direct au gynécologue, sans aucune pénalisation financière !

-  Le 28 mars 2010, à l’initiative du CDGM, se sont réunies des Assises de Défense de la Gynécologie médicale. Les participants, médecins, professeurs de médecine, syndicats médicaux, femmes, personnalités et militantes pour les droits des femmes, l’ont dit : la disparition de la gynécologie médicale signerait un considérable recul de société, avec une perte de chances pour la santé des femmes ; c’est une spécialité indispensable.
-  Le 18 juin 2010, nous avons fait état de cette conclusion unanime auprès du Ministère de la Santé, lorsque le CDGM a été reçu par le Dr Elleboode, conseiller de Mme Bachelot. Celui-ci nous a assuré que la Ministre était attachée à la santé des femmes, et que, pour elle, "un médecin devait être formé pour le suivi des femmes". Un mois après, le nombre de postes d’internes en gynécologie médicale était abaissé de 27 à 24 !

-  24 postes ! Alors que déjà des femmes ne trouvent plus de gynécos, ou attendent des mois pour un rendez-vous, que les jeunes filles sont dans l’impossibilité d’avoir accès à un gynécologue médical !
-  24 postes ! C’est rendre impossible toute prévention, c’est un diagnostic retardé, c’est l’assurance de voir se dégrader les résultats acquis en termes de santé publique !

-  Les palliatifs mis en avant par le Ministère - le « transfert de tâches » aux médecins non spécialistes, aux sages-femmes, aux pharmaciens - n’apportent aucune solution à la situation critique créée par le manque aigu de gynécologues.
-  Alors "former des médecins pour le suivi des femmes" ? Ce ne peut être que former des gynécologues médicaux en nombre suffisant pour assurer le suivi gynécologique indispensable aux femmes !

Depuis 2003, grâce à la mobilisation des femmes, sont et peuvent être de nouveau formés de jeunes gynécologues médicaux. Il faut les postes nécessaires !

Toutes les femmes doivent pouvoir consulter un gynécologue médical, Il y va de la santé, de la vie des femmes, tout le monde le reconnaît !

Dans cette situation d’urgence, le CDGM demande à nouveau rendez-vous au ministre de la Santé.

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PETITION !


PETITION

  • Création du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale correspondant aux besoins des femmes ;
  • Création du nombre de postes d’enseignants nécessaires à la formation des internes, et organisation d’une filière universitaire spécifique et complète ;
  • Droit pour toutes les femmes de consulter directement leur gynécologue médical quand elles estiment en avoir besoin, sans aucune pénalisation financière, ni pour les femmes, ni pour les gynécologues.

HISTORIQUE
-  1987 : Suppression du Certificat d’Etudes Spécialisées et de la formation de Gynécologie Médicale.
-  1997 : Considérant que la suppression de la spécialité de gynécologie médicale fait courir un grand danger aux femmes, des gynécologues et des femmes créent le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale, Pour la santé des femmes, et lancent une pétition demandant :
  • la restauration d’un diplôme spécifique de Gynécologie Médicale,
  • la garantie du libre accès au gynécologue de son choix, sans pénalisation de remboursement par la Sécurité sociale.

-  25 mars 2000 : Première manifestation nationale, 1 million de signatures sur la pétition.
-  13 octobre 2001 : Deuxième manifestation nationale, 2 millions de signatures.
-  juin 2002 : Devant la mobilisation des femmes (95 comités dans toute la France), le ministre de la Santé, M. Mattei, reçoit le CDGM et s’engage à créer un Diplôme de Gynécologie médicale.
-  1er février 2003 : Parution du décret créant le diplôme de Gynécologie médicale.
-  19 juin 2004 : Troisième manifestation, plus de 3 millions de signatures. Le ministre de la Santé, M. Douste-Blazy, s’engage à garantir l’accès direct des femmes à leur gynécologue médical, sans pénalisation de remboursement.
-  2004-2005 : Loi sur l’assurance maladie et convention médicale : l’accès direct est remis en cause, puis un décret le garantit pour la gynécologie médicale. Seulement 20 postes d’internes par an pour la formation de gynécologues médicaux.
-  Mars-juin 2009 : Malgré le vote du Sénat qui inscrit dans le texte de la loi HPST un véritable accès direct des femmes au gynécologue, Mme Bachelot, tout en s’engageant oralement à ne pas remettre en cause ce droit, refuse de l’inscrire dans la loi.
-  11 octobre 2009 :Vu l’extrême gravité de la situation, l’AG du CDGM décide d’organiser en 2010 des Assises de défense de la gynécologie médicale.
-  28 mars 2010 : Les Assises de défense de la Gynécologie médicale se tiennent à Paris à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière.



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