2012

2012/10/04 - Communiqué de Presse "Le CDGM reçu au ministère de la Santé lundi 8 octobre"

Le CDGM reçu au ministère de la Santé lundi 8 octobre

Le CDGM entend faire part au ministère de son extrême inquiétude quant à la santé des femmes et lui demander précisément ce qu’il compte faire.

Il est en effet d’une extrême urgence de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l’existence et le développement d’une spécialité aujourd’hui en grand danger : la gynécologie médicale. Spécialité qui a valu à notre pays des résultats remarquables en matière d’espérance de vie des femmes, en particulier à partir d’un dépistage précoce des cancers féminins, d’une utilisation individualisée des contraceptifs, d’un suivi de qualité.

Avec la création du diplôme en 2003, en réponse à la mobilisation des femmes, et le rétablissement de la formation à cette spécialité médicale après 17 années de suppression, de nouvelles possibilités avaient été ouvertes pour l’amélioration de la santé des femmes, notamment pour faire reculer le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus, et garantir le droit à toutes les femmes d’accéder à cette spécialité vitale pour leur santé.

Or le nombre dérisoire de gynécologues médicaux formés depuis n’a pas réussi à inverser la courbe descendante des effectifs due à l’absence de formation. Et aujourd’hui, selon l’Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé (rapport de février 2011), les effectifs actuels ne permettent plus qu’à un quart des femmes en âge de consulter d’avoir accès à leur spécialiste.

Alors que nous étions persuadées que notre message avait été entendu par les représentants de la nouvelle majorité parlementaire, nous avons été extrêmement déçues d’apprendre que le nombre de postes d’internes n’était pas augmenté pour cette rentrée. 30 postes seulement ouverts pour la gynécologie médicale, aussi peu qu’en 2011 !

Ce faible nombre est loin de permettre le simple remplacement des gynécologues médicaux qui partent à la retraite.

La possibilité pour les femmes de confier leur suivi gynécologique au spécialiste formé pour cela est ainsi remise en cause.

Les femmes de ce pays devraient-elles donc, si les pouvoirs publics ne prennent pas la décision d’augmenter le nombre d’internes, s’habituer à ne plus trouver de gynécologue médical ?

Outre la difficulté pour elles, croissante aujourd’hui, de consulter régulièrement un gynécologue médical, la situation est particulièrement dangereuse pour la jeune génération, qui dans sa grande majorité ne peut avoir accès à ce spécialiste.

Est-il possible, est-il seulement concevable qu’on décide pour les jeunes générations qu’elles devront se passer de la gynécologie médicale ? Et c’est pourtant ce qui menace si les pouvoirs publics ne décident pas d’un signal fort : la progression réelle et sérieuse du nombre de postes.

Pour le CDGM, ces simples faits devraient inciter les pouvoirs publics à opérer le tournant indispensable dans la formation de nouveaux gynécologues médicaux. Il s’agit de la santé de plus de la moitié de la population de ce pays.

Le 4 octobre 2012