2012

2012/01 - Pétition "ALERTE ! 2012 LA GYNÉCOLOGIE MÉDICALE pour toutes les femmes, désormais impossible ? INACCEPTABLE"

Signez la Pétition sur le site internet www.mesopinions.com

Rendez-vous sur ce site internet pour signer électroniquement notre pétition ; ce site est l’outil nous permettant de comptabiliser vos votes et recueillir vos témoignages.


ALERTE ! 2012 LA GYNÉCOLOGIE MÉDICALE pour toutes les femmes, désormais impossible ? INACCEPTABLE !

Janvier 2012

-  En 2003, après une mobilisation de plusieurs années, 3 millions de signatures sur la pétition du CDGM et plusieurs manifestations, les femmes et les gynécologues, avec le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale, obtenaient le rétablissement de la spécialité de Gynécologie médicale. Après 17 années d’interruption, des gynécologues médicaux allaient à nouveau être formés pour nous, nos filles et nos petites-filles !
-  Mais depuis, force est de constater qu’à nouveau le suivi gynécologique indispensable et que les femmes exigent est menacé : alors que, dès 2003, il aurait fallu former 120 gynécologues médicaux par an pour le simple remplacement des départs à la retraite, seuls 20 postes d’internes par an, 27 pour 2010, 24 pour 2011, étaient attribués à la gynécologie médicale, puis 30 postes pour cette année.

Une nouvelle fois, nous lançons un cri d’alarme : l’accès à la gynécologie médicale est menacé de disparition pour la grande majorité des femmes !

Or, si en France le nombre de cancers du col de l’utérus a été divisé par 4 en en 20 ans, et si les femmes sont seulement 6,7% à être privées d’utérus à 50 ans, contre 30 à 46% dans le reste de l’Europe, c’est grâce au suivi gynécologique personnalisé, tout au long de la vie, qu’assurent les médecins spécialistes des femmes que sont les gynécologues médicaux. Des milliers et des milliers de femmes, en signant notre pétition, disent clairement :

Formation de gynécologues médicaux en nombre suffisant ! C’est urgent, c’est vital !

-  Le 28 mars 2010, à l’initiative du CDGM, des Assises de Défense de la Gynécologie médicale se sont réunies. Les participants, médecins, professeurs de médecine, syndicats médicaux, femmes, personnalités et militantes pour les droits des femmes, l’ont dit : la disparition de la gynécologie médicale signerait un considérable recul de société, avec une perte de chances pour la santé des femmes ; c’est une spécialité indispensable. En dépit de toutes nos démarches, le ministère n’a pas répondu à notre demande et n’a attribué cette année que 30 postes.

-  30 postes ! Alors que déjà des femmes ne trouvent plus de gynécos, ou attendent des mois pour un rendez-vous, que les jeunes filles sont dans l’impossibilité d’avoir accès à un gynécologue médical !

-  30 postes ! C’est rendre impossible toute prévention, ce sont des diagnostics retardés, c’est l’assurance de voir se dégrader les résultats acquis en termes de santé publique !

Déjà, les effectifs actuels de gynécologues médicaux ne permettent plus qu’à un quart des femmes en âge de consulter d’avoir accès à ces spécialistes.

  • Et aujourd’hui, face à cette pénurie, dont sont responsables les pouvoirs publics depuis des années, le ministère s’en tient à la réponse de Mme Bachelot : « Les gynécologues médicaux n’assurent pas à eux seuls le suivi des femmes pour les problèmes gynécologiques, la contraception, la prévention et le dépistage », et voudrait organiser le " transfert de tâches " aux médecins non spécialistes, aux sages-femmes, aux pharmaciens.
  • Les femmes font toute confiance à ces professionnels de santé, mais chacun dans l’exercice de leur métier. Les faits l’ont prouvé, pour une véritable prévention, pour le suivi gynécologique, il leur faut les médecins spécialistes que sont les gynécologues médicaux ! Et pour que toutes les femmes puissent en bénéficier, il faut qu’il en soit formé un nombre suffisant, avec la garantie de l’accès direct.

Depuis 2003, grâce à la mobilisation des femmes et des gynécologues médicaux, sont à nouveau formés de jeunes gynécologues médicaux. Pour éviter une régression dans ce domaine, il faut créer les postes nécessaires !

Toutes les femmes doivent pouvoir consulter un gynécologue médical !

Dans cette situation d’urgence, le CDGM mettra à profit les mois qui viennent pour porter sur la place publique cette question dont dépend la santé de millions de femmes.

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PETITION !


PETITION

  • Création du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale correspondant aux besoins des femmes ;
  • Création du nombre de postes d’enseignants nécessaires à la formation des internes, et organisation d’une filière universitaire spécifique et complète ;
  • Droit pour toutes les femmes de consulter directement leur gynécologue médical quand elles estiment en avoir besoin, sans aucune pénalisation financière, ni pour les femmes, ni pour les gynécologues.

HISTORIQUE
-  1987 : Suppression du Certificat d’Etudes Spécialisées et de la formation de Gynécologie Médicale.
-  1997 : Considérant que la suppression de la spécialité de gynécologie médicale fait courir un grand danger aux femmes, des gynécologues et des femmes créent le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale, Pour la santé des femmes, et lancent une pétition demandant :
  • la restauration d’un diplôme spécifique de Gynécologie Médicale,
  • la garantie du libre accès au gynécologue de son choix, sans pénalisation de remboursement par la Sécurité sociale.

-  25 mars 2000 : Première manifestation nationale, 1 million de signatures sur la pétition.
-  13 octobre 2001 : Deuxième manifestation nationale, 2 millions de signatures.
-  juin 2002 : Devant la mobilisation des femmes (95 comités dans toute la France), le ministre de la Santé, M. Mattei, reçoit le CDGM et s’engage à créer un Diplôme de Gynécologie médicale.
-  1er février 2003 : Parution du décret créant le diplôme de Gynécologie médicale.
-  19 juin 2004 : Troisième manifestation, plus de 3 millions de signatures. Le ministre de la Santé, M. Douste-Blazy, s’engage à garantir l’accès direct des femmes à leur gynécologue médical, sans pénalisation de remboursement.
-  2004-2005 : Loi sur l’assurance maladie et convention médicale : l’accès direct est remis en cause, puis un décret garantit l’accés direct spécifique pour la gynécologie médicale. Seulement 20 postes d’internes par an pour la formation de gynécologues médicaux.
-  Mars-juin 2009 : Malgré le vote du Sénat qui inscrit dans le texte de la loi HPST un véritable accès direct des femmes au gynécologue, Mme Bachelot, tout en s’engageant oralement à ne pas remettre en cause ce droit, refuse de l’inscrire dans la loi.
-  11 octobre 2009 :Vu l’extrême gravité de la situation, l’AG du CDGM décide d’organiser en 2010 des Assises de défense de la gynécologie médicale.
-  28 mars 2010 : Les Assises de défense de la Gynécologie médicale se tiennent à Paris à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière.