2013

2013/11 - Pétition "URGENCE ! Nous voulons DES GYNÉCOLOGUES MÉDICAUX en nombre suffisant pour toutes les femmes !"

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Rendez-vous sur ce site internet pour signer électroniquement notre pétition ; ce site est l’outil nous permettant de comptabiliser vos votes et recueillir vos témoignages.


URGENCE ! Nous voulons DES GYNÉCOLOGUES MÉDICAUX en nombre suffisant pour toutes les femmes !

Novembre 2013

  • Le 14 février 2013, face aux sénateurs, la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine reconnaissait que « les femmes françaises sont particulièrement attachées à la gynécologie médicale : 93 % d’entre elles souhaitent pouvoir consulter un médecin formé dans cette spécialité qui renvoie à l’intime » ; et elle précisait : « Je tiens à exprimer devant vous ma volonté de faire en sorte qu’elles puissent accéder, lorsqu’elles le souhaitent, à un gynécologue médical. »
  • Après ces déclarations et seulement 35 postes annoncés alors, la ministre décidait en juillet d’attribuer 41 postes pour la rentrée 2013. Ce nombre, obtenu à la suite d’une mobilisation particulière, de nombreux parlementaires intervenant à notre appel avec détermination auprès de la ministre, bien que supérieur aux précédents, est encore loin de répondre à l’urgence : de plus en plus de femmes ne trouvent plus de gynécos, ou attendent des mois pour un rendez-vous, et les jeunes filles ont les plus grandes difficultés à avoir accès à un gynécologue médical !
  • C’est en 2003, après une mobilisation de plusieurs années, 3 millions de signatures sur la pétition du Comité de Défense de la Gynécologie Médicale (CDGM) et plusieurs manifestations, que les femmes et les gynécologues obtenaient le rétablissement de la spécialité de Gynécologie médicale. Après 17 années d’interruption, des gynécologues médicaux allaient à nouveau être formés pour nous, nos filles et nos petites-filles !
  • Mais force est de constater que le suivi gynécologique indispensable et que les femmes exigent est menacé : alors que, dès 2003, il aurait fallu former 120 gynécologues médicaux par an pour le simple remplacement des départs à la retraite, seuls 20 postes d’internes par an jusqu’à 2008, 27 pour 2009, 24 pour 2010, puis 30 postes pour 2011, et aussi peu, 30, pour 2012, étaient attribués à la gynécologie médicale et, pour la rentrée 2013, 41 postes.

Une nouvelle fois, nous lançons un cri d’alarme : L’accès à la gynécologie médicale est menacé de disparition pour la grande majorité des femmes !

  • Or, si en France le nombre de cancers du col de l’utérus a été divisé par 4 en en 20 ans, et si les femmes sont seulement 6,7% à être privées d’utérus à 50 ans, contre 40% aux Etats Unis, 20 à 30% dans le reste de l’Europe, c’est grâce au suivi gynécologique personnalisé, tout au long de la vie, qu’assurent les médecins spécialistes des femmes que sont les gynécologues médicaux.

Les effectifs actuels de gynécologues médicaux ne permettent plus qu’à un quart des femmes en âge de consulter d’avoir accès à ces spécialistes

  • Face à cette pénurie, dont sont responsables les pouvoirs publics depuis des années, et les départs à la retraite s’accélérant, il faut une augmentation décisive du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale ! Un « transfert de tâches » aux médecins non spécialistes, aux sages-femmes, aux pharmaciens, ne peut être une solution pour la santé des femmes ! Les femmes leur font toute confiance, mais chacun dans l’exercice de leur métier.
  • Répétons-le, pour une véritable prévention, pour le suivi gynécologique, les femmes ont besoin des médecins spécialistes que sont les gynécologues médicaux ! Depuis 2003, grâce à la mobilisation des femmes et des gynécologues médicaux, sont à nouveau formés de jeunes gynécologues médicaux. Pour éviter une régression dans ce domaine, les postes d’internes nécessaires doivent être créés et l’accès direct doit être garanti ! Des milliers et des milliers de femmes, en signant notre pétition, disent clairement :

Formation de gynécologues médicaux en nombre suffisant ! C’est urgent, c’est vital ! Toutes les femmes doivent pouvoir consulter un gynécologue médical !

C’est pourquoi le CDGM continue son action auprès des pouvoirs publics concernant cette question dont dépend la santé de millions de femmes. Et il invite les femmes à l’aider à établir l’état des lieux en répondant au questionnaire « Vous et la gynécologie médicale », disponible sur son site www.cdgm.org.

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PETITION !


PETITION

  • Création du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale correspondant aux besoins des femmes ;
  • Création du nombre de postes d’enseignants nécessaires à la formation des internes ;
  • Droit pour toutes les femmes de consulter directement leur gynécologue médical quand elles estiment en avoir besoin, sans aucune pénalisation financière, ni pour les femmes, ni pour les gynécologues.

HISTORIQUE
-  1987 : Suppression du Certificat d’Etudes Spécialisées et de la formation de Gynécologie Médicale.
-  1997 : Considérant que la suppression de la spécialité de gynécologie médicale fait courir un grand danger aux femmes, des gynécologues et des femmes créent le « Comité de Défense de la Gynécologie Médicale, la santé des femmes en danger », et lancent une pétition demandant : « - la restauration d’un diplôme spécifique de Gynécologie Médicale », « - la garantie du libre accès au gynécologue de son choix, sans pénalisation de remboursement par la Sécurité sociale. »
-  25 mars 2000 : Première manifestation nationale, 1 million de signatures sur la pétition.
-  13 octobre 2001 : Deuxième manifestation nationale, 2 millions de signatures.
-  1er février 2003 : Décret créant le Diplôme d’Etudes Spécialisées de Gynécologie médicale et rétablissant la formation. Seulement 20 postes d’internes ouverts pour la formation de gynécologues médicaux, alors que 130 postes étaient ouverts par an jusqu’en 1986.
-  19 juin 2004 : Troisième manifestation nationale, plus de 3 millions de signatures : le ministre de la Santé, M. Douste-Blazy, s’engage à garantir l’accès direct des femmes à leur gynécologue médical, sans pénalisation de remboursement.
-  2004-2005 : Loi sur l’assurance maladie et convention médicale : l’accès direct est remis en cause, cependant un décret garantit un "accès direct spécifique" pour la gynécologie médicale.
-  Mars-juin 2009 : Malgré le vote du Sénat qui inscrit dans le texte de la loi HPST un véritable accès direct des femmes au gynécologue, Mme Bachelot, tout en s’engageant oralement à ne pas remettre en cause ce droit, refuse de l’inscrire dans la loi.
-  28 mars 2010 : A l’initiative du CDGM, Assises de Défense de la Gynécologie médicale à La Pitié - Salpêtrière à Paris.
-  2010-2012 : Démarches du CDGM auprès des ministres successifs et des parlementaires.
-  Juin 2012 : Le CDGM s’adresse à la nouvelle ministre de la Santé, Mme Marisol Touraine. Octobre : Une délégation est reçue au ministère.
-  14 février 2013 : A la suite de nos lettres alertant les parlementaires, la ministre reconnaît devant le Sénat l’importance de la gynécologie médicale et le manque de GM, mais n’annonce pour la rentrée 2013 que 35 postes d’internes en gynécologie médicale.
-  7 juillet 2013 : la ministre annonce 41 postes d’internes pour la rentrée 2013.



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