2014

2014/07/14 - Communiqué de presse du CDGM (nombre de postes de GM pour 2014-2015)

Communiqué de presse

La Ministre de la Santé porte de 41 à 48 le nombre de postes d’internes en gynécologie médicale

La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine vient d’annoncer l’ouverture, à l’issue des Epreuves Classantes Nationales (ECN), de 48 postes d’internes en gynécologie médicale pour l’année universitaire 2014-2015.

Le 16 juin, dans la période importante précédant les décisions de nominations à l’ECN 2014, une délégation commune du Comité de Défense de la Gynécologie Médicale (CDGM), de la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale (FNCGM) et de l’Association des Internes et Assistants de Gynécologie Médicale (AIGM) avait été reçue au ministère des Affaires sociales et de la Santé.

Au cours de cette audience, la délégation a rappelé la situation, marquée, après 17 années de suppression de la formation à la spécialité et le très faible nombre de postes d’internes depuis son rétablissement en 2003, par une diminution considérable des gynécologues médicaux en exercice : une diminution chiffrée par le Conseil National de l’Ordre des Médecins à près de 500 entre 2008 et 2013, soit plus du quart de l’effectif.

Des chiffres qui ont leur traduction concrète dans la vie quotidienne de millions de femmes, un nombre croissant d’entre elles, les plus jeunes en particulier, ayant de plus en plus de difficultés à avoir accès à un gynécologue médical pour le suivi qui leur est indispensable.

En témoignent les 3500 réponses au récent questionnaire lancé par le CDGM auprès des femmes, qui apporte de nombreux éléments qui tous montrent la détérioration accélérée de la situation en raison du non-remplacement des gynécologues médicaux qui partent à la retraite.

Le CDGM n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics sur cette situation, qui appelle de manière urgente des mesures fortes en termes de nombre d’internes à former en gynécologie médicale. Situation qui ne saurait être utilisée pour justifier une « délégation de tâches » à des professionnels dont ce ne serait pas la formation.

La décision prise par la Ministre d’ouvrir 48 postes pour la formation d’internes en gynécologie médicale lors de la rentrée 2014 correspond à la proposition des universitaires en charge de la formation des internes de 48 nominations, les lieux de stage étant disponibles ; proposition relayée par la délégation.

Cette décision prolonge l’attribution, l’an dernier, de 41 postes, à la suite des nombreuses interventions de parlementaires de toute sensibilité, notamment lors de la séance de questions-cribles de février 2013 au Sénat, où la ministre avait reconnu le caractère indispensable de la gynécologie médicale.

Le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale (CDGM) s’en félicite.

Ainsi l’énergie mise en œuvre par le CDGM, le travail exigeant et continu que ne cessent d’accomplir les universitaires, la conviction active de nombreux parlementaires, qui ont voulu à nouveau apporter leur appui à nos demandes pour les femmes, notre délégation commune avec la FNCGM et l’AIGM, ont obtenu ce nouveau résultat.

Cette décision est un élément important contribuant à conforter une spécialité en difficulté, indispensable pour la santé des femmes. C’est un nouveau pas dans le sens des mesures vigoureuses nécessaires.

Pour le CDGM, qui mène depuis des années avec ténacité son action, soutenue par la mobilisation des femmes et des gynécologues, pour le maintien et la pérennisation de la gynécologie médicale, et en premier lieu la formation de gynécologues médicaux en nombre suffisant, c’est un nouvel encouragement à poursuivre cette action.

Le 14 juillet 2014.



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