Documents 2017

Communiqué : Conférence de presse

COMMUNIQUÉ annonçant la CONFÉRENCE DE PRESSE du Vendredi 3 mars 2017


L’accès à la gynécologie médicale, spécialité indispensable à la santé des femmes, menacé de disparition ?...

C’est ce qu’il ressort des très nombreux témoignages des femmes qui répondent au Questionnaire du CDGM. Leurs réponses sont autant d’interpellations en direction des pouvoirs publics. Voici ce qu’elles écrivent : "Les 3 gynécos de la ville prennent leur retraite bientôt : pas de remplaçants prévus. Le désert médical n’est plus réservé à la province... Les gynécologues qui sont partis en retraite ne sont pas remplacés et ceux qui restent ne prennent plus de nouvelles patientes car complètement surchargés. .. Les délais pour obtenir un rendez vous s’allongent désespérément ..."

Telle est la situation. Malgré l’augmentation obtenue du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale, passé ces quatre dernières années de 30 à 70, l’accès à ces spécialistes est de plus en plus difficile, voire impossible, ce qui met en danger la santé de millions de femmes, des jeunes filles en particulier.

Les femmes savent ce qu’elles doivent à la gynécologie médicale et lui sont profondément attachées : c’est par leur action qu’elles ont obtenu, en 2003, après 17 années de suppression, le rétablissement de cette spécialité. Parce que la gynécologie médicale, exception française, née grâce au formidable essor de la Médecine de la femme, a permis à des générations de femmes, quelle que soit leur condition sociale, de profiter des progrès médicaux et techniques réalisés. Parce qu’elle a toujours accompagné leur émancipation.

Parce que, grâce au suivi régulier tout au long de leur vie effectué par les gynécologues médicaux, les femmes, en France, bénéficient des indices de santé parmi les meilleurs au monde : Taux d’hystérectomies : 6,7% (contre 20 à 30% dans le reste de l’Europe et 40% aux USA). Une des meilleures survies après un cancer du sein. Le nombre de cancers du col de l’utérus divisé par 4 en 20 ans.

Aujourd’hui, ces acquis sont menacés.

La démographie de ces médecins spécialistes est en chute constante. Un départ à la retraite, c’est un cabinet qui ferme et des milliers de femmes sans suivi. Les chiffres de 2016 sont clairs :

Plus que 1212 gynécologues médicaux en exercice, soit une densité de 3,5 pour 100 000 femmes. Entre 2008 et 2016, une baisse de 733, soit - 37 % (- 47 % pour l’Ile de France). Quatre départements n’en comptent plus aucun et treize en comptent un seul !

Face à cette situation, le CDGM agit aujourd’hui pour que soient formés des gynécologues médicaux en nombre suffisant pour répondre aux besoins de santé des femmes, et pour que chaque femme puisse consulter un gynécologue médical, directement et sans pénalisation financière. Il considère que gérer la pénurie de gynécologues médicaux par un « transfert de tâches » à d’autres professionnels de santé, comme cherchent à le faire les pouvoirs publics, ne peut avoir que des conséquences graves pour la santé des femmes.

Mettant à profit la période électorale, le CDGM s’adressera à tous les candidats à la présidentielle sur ces demandes essentielles, véritable question de santé publique, qui concerne plus de la moitié de la population.

Le CDGM, fondé en 1997, a agi 20 années durant et continuera son action pour la santé des femmes.