Documents 2017

Lettre à Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, 12 juillet 2017

Paris, le 12 juillet 2017

Madame la Ministre,

Lorsque nous vous avons adressé notre dernier courrier, daté du 8 juillet, nous n’avions pas connaissance de votre décision concernant le nombre de nominations à l’ECN pour la rentrée 2017. Vous attribuez 64 postes à la gynécologie médicale.

Nous vous faisons part de notre stupéfaction.

Alors que le ministère de la Santé avait, par un arrêté du 26 décembre 2016, fixé à 70 le nombre de postes d’internes à former en gynécologie médicale pour l’année 2017/2018, vous décidez de modifier ce nombre à la baisse, revenant ainsi sur un engagement des pouvoirs publics.

Votre décision conduit ainsi, pour la première fois, à inverser la courbe du nombre d’internes en gynécologie médicale, après une augmentation, année après année, répondant, même si c’était de manière encore insuffisante, à la démographie catastrophique de la spécialité.

Cette augmentation était le fruit d’une collaboration du ministère avec les universitaires en charge de la formation et la décision finale était prise en accord avec le Collège des enseignants de gynécologie médicale sur la base d’un travail sérieux et exigeant de ces derniers.

Les universitaires demandaient, pour la rentrée 2017, 74 postes. Cette année la décision a été prise sans même que vos services aient cherché à les entendre.

Encore une fois, nous sommes stupéfaites de ce revirement et nous ne comprenons pas quels sont les critères qui ont présidé à une telle décision. Cela dans une situation où, malgré les avancées obtenues depuis le rétablissement du diplôme, les femmes rencontrent les plus grandes difficultés dans l’accès aux consultations de gynécologie médicale, en particulier les jeunes filles. Et alors même qu’un faisceau d’arguments plaident en faveur d’un renforcement de cette spécialité médicale.

Nous nous adressons à vous, Madame la Ministre, souhaitant que vous puissiez apporter une réponse à nos interrogations, s’agissant d’une question de santé publique qui concerne des millions de femmes dans ce pays.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions de trouver ici, Madame la Ministre, l’expression de notre attachement à la santé des femmes.

Pour le CDGM, les coprésidentes.