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2017/10/16 LE CDGM A 20 ANS !

LE CDGM A 20 ANS !

Le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale (CDGM) s’est constitué il y a 20 ans, en 1997, pour défendre une spécialité médicale extraordinaire dont le développement a fait corps avec la volonté des femmes de se voir reconnaître un certain nombre de droits démocratiques. Et dont pourtant l’enseignement avait été supprimé en 1987.

Le samedi 18 novembre prochain se réuniront à Paris, avec le CDGM, des personnalités attachées aux droits des femmes, des médecins, des parlementaires, des femmes, pour, ensemble, rassembler les éléments qui montrent l’actualité du combat pour défendre la gynécologie médicale.

Les « 20 ans » du CDGM n’ont rien d’une commémoration ! Ils seront, nous en sommes sûres, un encouragement à poursuivre et développer l’action pour préserver ce qui est un acquis pour la santé des femmes.

Le 3 mars 2017, le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale présentait, lors d’une conférence de presse au Palais du Luxembourg, les 3500 premières réponses des femmes à l’enquête qu’il avait récemment mise en ligne.

Avec des témoignages très clairs, qui montrent à quel point les femmes sont attachées à leur gynécologue et qui contredisent par avance les propos diffusés depuis quelque temps.

Ainsi : « J’ai partagé avec la gynécologue qui me suit depuis des années des moments d’une grande intensité (parfois tristes, fausse couche après traitement de stérilité, puis heureux, accompagnement d’une grossesse et suivi régulier depuis. A chaque instant ce fut une rencontre humaine placée sous le signe de la confiance dans sa compétence et dans les conseils qu’elle peut donner, conseils que sa formation et son expérience lui permettent de rendre le plus pertinents possible. »

« Il est important pour moi de consulter, car j’ai vu autour de moi des jeunes femmes mourir car non suivies - cancer de l’utérus - J’ai moi-même eu en 2000 un frottis positif avec infection cancéreuse phase 1. J’ai mesuré alors la chance que j’avais eue de consulter régulièrement. Ma gynéco me suit à tous les stades de ma vie de femme. »

« La qualité du diagnostic de ma gynécologue a permis de me soigner, je souhaite que les jeunes femmes, les nouvelles générations, bénéficient du même suivi, qui m’a sauvé la vie. »

Quelques semaines après notre conférence de presse, la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale (FNCGM) lançait un cri d’alarme et alertait sur la recrudescence des infections sexuellement transmissibles. Et la FNCGM rappelait l’importance pour les jeunes filles de la première consultation chez le gynécologue afin d’aborder en particulier la contraception, le dépistage régulier, l’importance du préservatif, et également la sexualité consentie et voulue par les jeunes patientes.

Oui, la santé des femmes est en danger.

La gynécologie médicale, cette exception française, doit, plus que jamais, être défendue.

C’est à l’initiative de Dominique Malvy, avec d’autres gynécologues dont Gisèle Jeanmaire, et de femmes, que se constituait en 1997, il y a 20 ans, « Pour la santé des femmes », le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale, alertant sur les dangers que représentait pour la santé des femmes la suppression, en 1987, de la spécialité de gynécologie médicale.

Les demandes du CDGM étaient très simples :
-  Respect de l’accès direct au gynécologue médical (sans pénalisation financière) ;
-  Rétablissement de la formation avec la création d’un diplôme autonome et spécifique de gynécologie médicale.

Et ces demandes, très simples, le CDGM les a fait avancer, grâce à la mobilisation de millions de femmes.

Le diplôme autonome de gynécologie médicale a été créé en 2003, rétablissant la formation à la spécialité.

Des centaines de médecins ont été formés depuis 2003.

L’accès direct a été reconnu : une femme peut accéder directement au gynécologue médical de son choix sans passer par le médecin traitant.

Grâce à ce combat, la gynécologie médicale n’a pas disparu, et c’est là pour les femmes un acquis essentiel.

De 20 postes ouverts pour la formation en 2003 à 70 en 2016, le nombre de postes a été augmenté.

Insuffisamment cependant pour assurer le remplacement des praticiens partant à la retraite.

Ainsi, 20 ans après la création du CDGM, la mobilisation pour qu’il soit permis à toutes les femmes, et en particulier aux jeunes, de consulter un gynécologue est plus que jamais nécessaire.

C’est pourquoi nous nous proposons, lors des « 20 ans du CDGM », nous appuyant sur ce qui a été obtenu, de donner un nouvel élan à la mobilisation pour que toutes les femmes puissent avoir accès à la gynécologie médicale.

D’autant que l’actualité récente, et avant tout la diminution pour la première fois du nombre de postes ouverts pour la formation de gynécologues médicaux (64, après 70 pour l’année précédente), est très inquiétante.

Samedi 18 novembre, des personnalités attachées aux droits des femmes, des médecins, des parlementaires, des femmes, mettront en lumière l’actualité du combat pour la défense de la gynécologie médicale, spécialité qui a, au fil des ans, accompagné en France l’émancipation des femmes.

Pour le CDGM, les coprésidentes.