Documents 2017

2017/01 - Pétition "URGENCE ! Nous voulons DES GYNÉCOLOGUES MÉDICAUX en nombre suffisant pour toutes les femmes !"

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URGENCE ! Nous voulons DES GYNÉCOLOGUES MÉDICAUX en nombre suffisant pour toutes les femmes !

Janvier 2017

Pour la rentrée 2015, 68 nouveaux postes d’internes avaient été obtenus pour la gynécologie médicale, soit 20 de plus qu’en 2014. Pour la rentrée 2016, il y en a eu 70. Une augmentation toujours très insuffisante pour les femmes. C’est ce qu’est venue dire avec force le 14 septembre dernier la délégation reçue par le représentant de la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine.

  • C’est en 2003, après une mobilisation de plusieurs années, 3 millions de signatures sur la pétition du Comité de Défense de la Gynécologie Médicale (CDGM) et plusieurs manifestations, que les femmes et les gynécologues obtenaient le rétablissement de la spécialité de Gynécologie médicale. Après 17 années d’interruption, des gynécologues médicaux allaient à nouveau être formés pour nous, nos filles et nos petites-filles !

Aujourd’hui la mobilisation continue, pourquoi ?

  • Force est de constater que le suivi gynécologique indispensable et que les femmes exigent est menacé : alors que, dès 2003, il aurait fallu former 120 gynécologues médicaux par an pour le simple remplacement des départs à la retraite, seuls 20 postes d’internes par an jusqu’à 2008, de 27 à 30 postes jusqu’à 2012, étaient attribués à la gynécologie médicale.
  • A la suite des interventions répétées de nombreux parlementaires, alertés par le CDGM, la ministre des Affaires sociales et de la Santé décidait d’ouvrir en gynécologie médicale pour 2013, 41 postes, 48 pour 2014, 68 pour 2015, et 70 pour la rentrée 2016. Une augmentation obtenue, certes, mais qui est loin de répondre à l’urgence, car de plus en plus de femmes ne trouvent plus de gynécos, ou attendent des mois pour un rendez-vous, et les jeunes filles ont les plus grandes difficultés à avoir accès à un gynécologue médical !

Alors, une nouvelle fois, nous lançons un cri d’alarme : L’accès à la gynécologie médicale est menacé de disparition pour la grande majorité des femmes !

  • Or, si en France le nombre de cancers du col de l’utérus a été divisé par 4 en 20 ans, et si les femmes sont seulement 6,7% à être privées d’utérus à 50 ans, contre 40% aux Etats Unis, 20 à 30% dans le reste de l’Europe, c’est grâce au suivi gynécologique personnalisé, tout au long de la vie, qu’assurent les médecins spécialistes des femmes que sont les gynécologues médicaux.

En 2012 déjà les effectifs de gynécologues médicaux ne permettaient plus qu’à un quart des femmes en âge de consulter d’avoir accès à ces spécialistes

  • Face à cette pénurie, dont sont responsables les pouvoirs publics depuis des années, et les départs à la retraite s’accélérant, il faut une augmentation décisive du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale ! Un « transfert de tâches » aux médecins non spécialistes, et aujourd’hui aux sages-femmes, qui ne sont pas des médecins, ne peut être une solution pour la santé des femmes ! Les femmes leur font toute confiance, mais chacun dans l’exercice de leur métier.
  • Selon la loi Touraine, les femmes « en bonne santé » seraient censées maintenant s’adresser pour leur suivi gynécologique à des sages-femmes ? Mais comment une femme pourrait-elle être jugée en bonne santé à priori, sans l’examen approfondi d’un médecin s’appuyant sur sa formation et son expérience médicales ?
  • C’est pourquoi, pour leur suivi gynécologique tout au long de leur vie, pour une véritable prévention, les femmes ont besoin des médecins spécialistes que sont les gynécologues médicaux !. Les postes d’internes nécessaires doivent être créés et l’accès direct au gynécologue garanti ! Des milliers et des milliers de femmes, en signant notre pétition, disent clairement :

Formation de gynécologues médicaux en nombre suffisant ! C’est urgent, c’est vital ! Toutes les femmes doivent pouvoir consulter un gynécologue médical !

C’est pourquoi le CDGM continue son action auprès des pouvoirs publics concernant cette question dont dépend la santé de millions de femmes.

Et il invite les femmes à l’aider à établir l’état des lieux 2016-2017 en répondant à son nouveau questionnaire « Vous et la Gynécologie médicale ».


PETITION

  • Création du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale correspondant aux besoins des femmes ;
  • Création du nombre de postes d’enseignants nécessaires à la formation des internes ;
  • Droit pour toutes les femmes de consulter directement leur gynécologue médical quand elles estiment en avoir besoin, avec remboursement par la Sécurité sociale, sans aucune pénalisation financière pour les femmes, ni pour les gynécologues.

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PETITION !

Répondez à notre Questionnaire 2016 - 2017 !


HISTORIQUE
-  1987 : Suppression du Certificat d’Etudes Spécialisées et de la formation de Gynécologie Médicale.
-  1997 : Considérant que la suppression de la spécialité de gynécologie médicale fait courir un grand danger aux femmes, des gynécologues et des femmes créent le « Comité de Défense de la Gynécologie Médicale, et lancent une pétition demandant : la restauration d’un diplôme spécifique de Gynécologie Médicale et la garantie du libre accès au gynécologue, sans pénalisation de remboursement par la Sécurité sociale.
-  25 mars 2000 : Première manifestation nationale, 1 million de signatures sur la pétition.
-  13 octobre 2001 : Deuxième manifestation nationale, 2 millions de signatures.
-  1er février 2003 : Décret créant le Diplôme d’Etudes Spécialisées de Gynécologie médicale et rétablissant la formation. Seulement 20 postes d’internes ouverts pour la formation de gynécologues médicaux, alors que 130 postes étaient ouverts par an jusqu’en 1986.
-  19 juin 2004 : Troisième manifestation nationale, plus de 3 millions de signatures : le ministre de la Santé, M. Douste-Blazy, s’engage à garantir l’accès direct des femmes à leur gynécologue médical, sans pénalisation de remboursement.
-  2004-2005 : Loi sur l’assurance maladie et convention médicale créant le « parcours de soins » : l’accès direct est remis en cause, cependant un décret garantit un "accès direct spécifique" pour la gynécologie médicale.
-  Mars-juin 2009 : Malgré le vote du Sénat qui inscrit dans le texte de la loi HPST un véritable accès direct des femmes au gynécologue, Mme Bachelot, tout en s’engageant oralement à ne pas remettre en cause ce droit, refuse de l’inscrire dans la loi.
-  28 mars 2010 : A l’initiative du CDGM, Assises de Défense de la Gynécologie médicale à La Pitié - Salpêtrière à Paris.
-  2010-2012 : Démarches du CDGM auprès des ministres successifs et des parlementaires.
-  Juin 2012 : Le CDGM s’adresse à la nouvelle ministre de la Santé, Mme Marisol Touraine. Octobre : Une délégation est reçue au ministère.
-  14 février 2013 : A la suite de nos lettres alertant les parlementaires, la ministre reconnaît devant le Sénat l’importance de la gynécologie médicale et le manque de GM, mais n’annonce pour la rentrée 2013 que 35 postes d’internes en gynécologie médicale.
-  7 juillet 2013 : la ministre annonce 41 postes d’internes pour la rentrée 2013.
-  Juin 2014 : Une délégation du GDGM avec la Fédération Nationale des Collèges de GM et l’Association des internes en GM est reçue au ministère. De nombreux parlementaires apportent leur soutien.
-  Juillet 2014 : 48 postes pour la rentrée 2014.
-  Mars 2015 : Une délégation du CDGM est reçue au ministère.
-  Juillet 2015 : 68 postes sont annoncés pour la rentrée 2015.
-  Juillet 2016 : 70 postes pour la rentrée 2016.
-  Septembre 2016 : Une délégation commune CDGM-FNCGM-AIGM est reçue au Ministère.