Définition de la Gynécologie Médicale

La Gynécologie Médicale - Définition (Avril 2005)

C’est une spécialité différente de la gynéco-obstétrique (GO) classique qui concerne essentiellement la chirurgie et les accouchements.

Elle consiste en la prise en charge de tous les problèmes gynécologiques médicaux pendant toute la vie d’une femme, en particulier :

Contraception, éducation, prévention, dépistage et traitement des maladies sexuellement transmissibles évitant ainsi stérilités, grossesses extra-utérines, FIV, cancers.

Prévention et dépistage précoce des cancers génitaux et mammaires.

Traitements hormonaux tout au long de la vie de la femme : problèmes de règles et saignements, traitements de la ménopause, des pathologies bénignes du sein.

Stérilité du couple.

Questions liées à la sexualité, aux relations dans le couple, la gynécologie psychosomatique.

Périconception aussi bien que demandes d’IVG.

L’intérêt de cette spécialité est bien compris par la majorité des femmes attachées à leur gynécologue médical(e) dans une relation de confiance et d’intimité.

Beaucoup d’entre elles préfèrent séparer la prise en charge par le généraliste de la famille de leur prise en charge spécifique de jeunes filles ou de femmes.

Elles disent apprécier la compétence du spécialiste, la disponibilité, la qualité d’écoute le plus souvent féminine : 90% des gynécologues médicaux sont des femmes.

La GM est donc une spécialité sur mesure pour les femmes d’aujourd’hui.

3.000.000 DE FEMMES ET D’HOMMES DE CE PAYS ONT SIGNÉ NOTRE PÉTITION DEMANDANT LA RESTAURATION DE LA GYNÉCOLOGIE MÉDICALE ET LE MAINTIEN DE L’ACCES DIRECT AU GYNÉCOLOGUE DE LEUR CHOIX.

Spécialité française, elle aboutit effectivement à une prise en charge plus médicale, efficace, et personnalisée, donc de meilleure qualité : en France seules 6,7% des femmes ont subi une ablation de l’utérus contre 30 à 50% dans les autres pays d’Europe et aux Etats-Unis.

Le taux de survie après cancer du sein est l’un des meilleurs : 80,5% en France, 80,6% en Suède (le meilleur) contre 69% en Angleterre et 65% au Canada.

Le nombre de cancers du col a été divisé par 4 en 20 ans grâce à la qualité du dépistage et à la décision des femmes de prendre en charge leur santé.

Une des caractéristiques du système français est d’après B. Majnoni d’Intignano (Conseil économique et social) une mauvaise prévention dans plusieurs domaines (état dentaire, certaines maladies virales) "mais la France se révèle trèsperformante pour le dépistage des cancers du col et du sein grâce à un réseau dense de spécialistes et de centres hospitaliers ".

Nous avons la faiblesse de penser que c’est grâce à la relation spécifique des femmes avec leur gynécologue.

Et on veut changer ce système par les filières de soins : substituer comme médecin de première intention le généraliste au gynécologue !

Alors les femmes n’iront plus consulter , disent-elles, "qu’en cas de problèmes".

La qualité de ce dépistage spontané disparaîtra.

Comment peut-on imaginer que ce rapport privilégié soit remplacé, avec une efficacité équivalente, uniquement par le dépistage organisé du cancer du sein ?

Comment peut-on envisager que deux clichés de mammographies (au lieu des trois des mammographies traditionnelles), sans examen clinique, pourraient être aussi performants que le dépistage au cabinet du médecin qui comporte outre la prescription d’une mammographie, l’examen clinique non seulement des seins mais de la sphère génitale, la prise en compte du poids, de la tension artérielle, des difficultés psychologiques et sexuelles éventuelles, des symptômes de carence hormonale, des anomalies lipidiques et glucidiques etc.

Souhaite-t-on remplacer une médecine humaine, personnalisée, par une série de dépistages impersonnels et sans connaissance de la patiente ?

La liberté de choix du médecin dans ce domaine particulièrement intime est fondamentale, si l’on ne veut pas casser ce mouvement spontané de prévention : 60% des femmes se font suivre régulièrement, 1 fois par an, par leur gynécologue.

Elles continueront à choisir le médecin qui leur convient le mieux à telle ou telle période de leur vie, que ce soit leur gynécologue médical(e), leur généraliste motivé(e) ou leur obstétricien(ne).



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