Le CDGM

1997-2017 - Création et Histoire du Comité de Défense de la Gynécologie Médicale (CDGM)

1997, Albi. Considérant que la suppression de la spécialité de gynécologie médicale, en 1987, fait courir un grand danger aux femmes, des gynécologues et des femmes, ensemble, créent le « Comité de Défense de la Gynécologie Médicale »

Le CDGM réalise sa première enquête qui souligne que 60% des femmes consultent spontanément leur gynécologue médical(e) et s’imposent un suivi gynécologique régulier grâce à la confiance qu’elles ont acquise dans ces spécialistes.

Se profilait à ce moment la menace du passage obligatoire par le médecin référent pour accéder aux spécialistes, donc au gynécologue.

Résultat de l’enquête : si les femmes, dans ce domaine intime, n’ont plus la liberté de choisir et d’accéder directement à leur gynécologue, beaucoup d’entre elles ne consulteront plus, surtout les jeunes.

Les femmes et les médecins, associés dans une même action, définissent deux demandes et lancent une pétition :

Restauration d’un diplôme autonome de Gynécologie Médicale, distinct de celui de la spécialité chirurgicale de Gynécologie Obstétrique.

Garantie du libre accès au gynécologue de son choix, sans pénalisation de remboursement par la Sécurité Sociale.

Ces revendications sont le socle de notre pétition, dont le nombre des signataires n’a cessé de progresser, grâce à la mobilisation des femmes et des comités dans tout le pays.

2000 - Première manifestation nationale à Paris, le 25 mars 2000 et 1 million de signatures sur la pétition.

Femmes et hommes, venus de toute la France, défilent. Plus de 15.000 manifestants réclament toujours l’autonomie du diplôme et la garantie du libre accès sans pénalisation financière pour cette spécialité de santé publique, médecine préventive par excellence.

2000 - Mise en place du diplôme à double option : gynécologie obstétrique (GO) et gynécologie médicale (GM), dit diplôme Gillot.

Mme Gillot, Secrétaire d’état à la Santé, crée un DES à double option : Gynécologie Obstétrique et Gynécologie Médicale, qui ne répond pas à la demande du Comité : La gynécologie médicale reste dans la filière chirurgicale, et quelques internes seulement choisissent donc l’option GM. Le CDGM renforce sa campagne de mobilisation. De nombreuses conférences de presse sont organisées,le nombre des signataires augmente de jour en jour : Après 1.000.000, 1.500.000... Jamais une pétition n’a rencontré un tel écho !

2001- Deuxième manifestation nationale à Paris, le 13 octobre 2001 et 2 millions de signatures.

Face au refus du Ministère, les femmes persistent et signent, toujours et encore, et "portent à Matignon 2.000.000 de signatures", l’un des slogans de cette manifestation qui réunit à nouveau 15.000 personnes.

2002- Jean-François Mattei, Ministre de la Santé, s’engage à créer un DES autonome de Gynécologie Médicale.

Cédant à la mobilisation des femmes, le Ministre reçoit le CDGM en Juin 2002 : il s’engage à créer un DES autonome et reconnaît la nécessité de l’accès direct au spécialiste pour cette discipline.

2003 - Décret d’application de la loi : création du DES autonome de gynécologie médicale (JO du 01/02/2003) et rétablissement de la formation.

Les femmes et le CDGM continuent de se battre : après 17 ans de suppression de la spécialité, le décret d’application de la loi est publié en février 2003 et l’enseignement de cette spécialité recréée officialisé par une maquette de formation, publiée au JO en avril 2003.

Mais seulement 20 postes d’internes sont alors ouverts pour la formation de gynécologues médicaux, tandis que 130 postes étaient ouverts par an jusqu’en 1986.

Nouvelle enquête du CDGM, dans le même temps, à laquelle répondent plus de 600 gynécologues médicaux : les prévisions des départs à la retraite qui vont s’intensifier dans les prochaines années, non compensés, soulignent une situation alarmante : le nombre des gynécologues médicaux s’amenuise considérablement (1720 en 2001). Leurs emplois du temps de plus en plus chargés et les délais de rendez-vous atteignant plusieurs mois, certains d’entre eux sont contraints de refuser de nouvelles patientes.

2004-Troisième manifestation nationale à Paris, le 19 juin 2004 et 3 millions de signatures.

Couverte par de nombreux médias, elle réunit à nouveau 15.000 manifestants. Une délégation du CDGM est reçue par Philippe Douste-Blazy, Ministre de la Santé, qui se dit favorable à la création des postes d’internes demandés et promet l’accès direct au spécialiste sans pénalisation financière.

2004-2005 : Loi sur l’assurance maladie et convention médicale créant le « parcours de soins », remettant en cause l’accès direct, mais un décret garantit en novembre 2005 un "accès direct spécifique" pour la gynécologie médicale.

Depuis, le CDGM poursuit avec ténacité son action pour que toutes les femmes puissent consulter un gynécologue médical. C’est-à-dire pour la formation d’un nombre de gynécologues médicaux répondant aux besoins des femmes et pour un réel accès direct garanti par un texte législatif.

Et les femmes continuent à se mobiliser et à signer par milliers sa pétition :

• Création du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale correspondant aux besoins des femmes ;

• Création du nombre de postes d’enseignants nécessaires à la formation des internes ;

• Droit pour toutes les femmes de consulter directement leur gynécologue médical quand elles estiment en avoir besoin, avec remboursement par la Sécurité sociale, sans aucune pénalisation financière pour les femmes, ni pour les gynécologues.

-   Pour la période 2005-2017, se reporter à la rubrique : Historique, ainsi qu’au texte de notre pétition.



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