Enquêtes et Témoignages

2003 - Enquête auprès des GM

ENQUETE AUPRES DES GYNECOLOGUES MEDICAUX

La population de GM était évaluée à 1720 en 2001 en France. Nous avons envoyé un mailing à la plupart de ces GM. 620 (36%) réponses ont été obtenues par courrier ou par le biais des comités régionaux.(taux de réponse habituel dans une enquête auto-administrée :<10%)

Les résultats sont les suivants :

-  8% des réponses ont été obtenues d’hommes, 92% de femmes sur la France les femmes GM représentent 90,9% (DREES,2002)

-  L’âge moyen des GM est de 49,8 ± 5 ans (50,6 pour la DREES donc identique)

-  51% exercent dans des villes de moins de 100 000 habitants et 14% seulement dans des villes de plus de 500 000 habitants ; ce résultat est très important car un certain nombre de gens ont dit et répété que la GM n’était qu’une médecine de VILLE et une MEDECINE DE RICHES.

Sur ce dernier point, notre enquête démontre aussi le contraire . EN EFFET PLUS DE 62% des GM sont installés en SECTEUR 1. Si on retire Paris, c’est 68% qui sont installés en secteur 1 !

-  Les délais moyens de rendez-vous sont de 6,8 semaines ± 5,5

-  49% des GM refusent les premières fois (nouvelles patientes) en raison de la surcharge de leur calendrier et des urgences à prendre en plus de leur consultations sur rendez-vous. Ceci pénalise les jeunes en particulier comme cela vient d’être montré dans une enquête menée dans le département du Tarn par le Dr C.Cantegrelle.

-  Enfin cette enquête démontre une démographie encore plus catastrophique que celle qu’on avait imaginée. La plupart des GM, travaillent dans des conditions qui se dégradent : 90% ont répondu oui à la question sur la dégradation des conditions de travail

(moins de temps pour voir les patientes, pression importantes des patientes pour être vues, charges financières lourdes avec une rémunération trop faible qui dans la plupart des cas ne leur permet plus de se faire aider par une secrétaire et même une femme de ménage...).

C’est pourquoi le départ à la retraite est envisagé à 60 ans, dans un nombre fortement majoritaire de cas. La moyenne d’âge étant de 50 ans...

La courbe jointe montre les effectifs extrapolés à partir des réponses obtenues sur l’ensemble des GM. Il apparaît qu’en l’absence de formation de nouveaux médecins, il serait resté 180 GM en 2020.

Le graphique montre les chiffres obtenus si on forme à nouveau des spécialistes à partir de 2007 (il faut 4 ans pour former un interne et la formation au mieux commencera cette année). Le gouvernement semble proposer de former 60 internes par an.

Depuis 1997 D.Malvy et le CDGM en demandait 80/an . Cette enquête montre que 80 postes ne suffisent plus actuellement à maintenir les effectifs constants. Il faut 119 postes en moyenne/an pour maintenir le chiffre de 1720 GM, chiffre qui d’ailleurs ne suffit déjà plus à couvrir les besoins comme en attestent les délais de RV. La commission d’attribution des postes (CNEM) se réunit le 14/02 au ministère da la santé, nous ne savons pas le nombre de postes qui sera attribué. A une époque où on développe la prévention des cancers en particulier des cancers féminins qui mieux que le GM peut être impliqué dans ce système de prévention compte tenu du rapport privilégié des femmes de tout âge avec leur GM ?

Annexe Les chiffres d’installation des GM fournies par la DREES en fonction des densités d’habitants par ville diffèrent un peu des nôtres

<100 000 habitants :435 100 000-200 000 : 125 200 000-2 000 000 : 698 agglomération parisienne : 583

dans ce calcul est groupé toute l’agglomération parisienne où il existe des villes de <100 000 habitants ; concernant les villes de + 100 000, il en existe 36 hors Paris. Si on comptabilise les effectifs des départements où figurent ces villes, ils doivent être plus importants que celui des communes (sinon ça voudrait dire qu’il n’y a des GM que dans la ville de +100 000 et aucun dans le reste du département). Or sur les villes de 100 a 200 000 c’est à dire que dans le département il y a plus de GM que dans les communes ce n’est plus vrai dans les + 200 a - 2 000 000 où l’effectifs des villes 698 est + important que celui des départements (de Rennes à Marseille) 415, (ces effectifs départementaux étant ceux de la DRESS je le rappelle).

De plus le taux de nos réponses sur ces départements (hors Paris) est de 45,95%, ce qui laisserait supposer qu’il est représentatif.