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2008/11 - Une spécialité universitaire de gynécologie médicale

-  Après huit ans d’action, le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale a obtenu un diplôme de gynécologie médicale distinct de la gynécologie obstétrique, faisant de la gynécologie médicale une discipline d’internat autonome assortie d’une maquette de formation en quatre ans.

-  Toutes les disciplines universitaires françaises ont une représentation au sein du CNU (conseil national des universités). Toutes les spécialités médicales enseignées en France ont deux ministères de tutelle :

  • le ministère de la Santé
  • le ministère de l’Education nationale.

-  La spécialité de Gynécologie médicale n’a pas encore de rattachement au CNU, donc pas encore d’existence universitaire, car pas encore de reconnaissance du ministère de l’Education nationale. Ce rattachement est nécessaire et indispensable pour qu’il y ait des nominations à des titres universitaires (MCU-PH, PU-PH) dans la filière et une pérennité de la spécialité de Gynécologie médicale.

-  Le CNU est organisé en sections. En ce qui concerne les spécialités médicales, les sections regroupent plusieurs sous-sections qui regroupent elles-mêmes plusieurs spécialités.

-  Ainsi la section 54, dont l’intitulé est : « Développement et pathologie de l’enfant, gynécologie obstétrique, endocrinologie et reproduction », est subdivisée en cinq sous-sections. Dans chaque sous-section, il y a des membres qui sont élus par le collège des universitaires des dites spécialités, et des membres nommés par le gouvernement. Ainsi le Pr. Frédérique Kutten a été nommé par Dominique Gillot, alors ministre de la Santé, pour représenter la Gynécologie médicale dans la sous-section 54-03 à l’époque du diplôme Gillot. Celui-ci, qui ne correspondait pas à ce que le CDGM demandait, avait été reconnu d’emblée par toutes les mesures nécessaires au sein des deux ministères de tutelle.

La section 54 et les sous-sections qui la composent se réunissent en session plénière une fois par an en avril, pour prendre des décisions qui lui appartiennent, telles que le rattachement d’une nouvelle spécialité.

  • En juin 2002, M. Mattéi avait expliqué à la délégation du CDGM qu’il était impossible de créer une nouvelle sous-section pour la Gynécologie médicale, faute d’effectifs suffisants dans la spécialité puisqu’il n’y avait pas encore d’universitaire dans cette filière.
  • En avril 2003, la sous-section 54-03 (GO) a déclaré qu’elle ne voulait pas du rattachement de la Gynécologie médicale, qui était devenue autonome.
  • En avril 2004 la sous-section 54-05 (maladie et biologie du développement et de la reproduction) a proposé que la Gynécologie médicale lui soit rattachée. Mais la sous-section d’endocrinologie (54-04) a déclaré qu’elle voulait bien également héberger la gynécologie médicale. Le rattachement est resté en suspens.
  • En 2005, la réunion plénière de la section 54 a eu lieu le 28 avril. Seule la sous-section 54-05 accepte d’héberger la Gynécologie médicale. Il suffit pour cela d’un arrêté du ministère de l’Education nationale modifiant son intitulé. C’est ce que demande le Comité de défense de la gynécologie médicale dans son télégramme à M. Fillon. La discipline de Gynécologie médicale aurait alors une existence universitaire et de ce fait, une autonomie véritable et une pérennité.


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