2013

2013/03 - Pétition "URGENCE ! 2013 : LA GYNÉCOLOGIE MÉDICALE pour toutes les femmes, désormais impossible ? INACCEPTABLE !"

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URGENCE ! 2013 : LA GYNÉCOLOGIE MÉDICALE pour toutes les femmes, désormais impossible ? INACCEPTABLE !

Mars 2013

  • En 2003, après une mobilisation de plusieurs années, 3 millions de signatures sur la pétition du Comité de Défense de la Gynécologie Médicale (CDGM) et plusieurs manifestations, les femmes et les gynécologues, obtenaient le rétablissement de la spécialité de gynécologie médicale. Après 17 années d’interruption, des gynécologues médicaux allaient à nouveau être formés pour nous, nos filles et nos petites-filles !
  • Mais depuis, force est de constater qu’à nouveau le suivi gynécologique indispensable et que les femmes exigent est menacé : alors que, dès 2003, il aurait fallu former 120 gynécologues médicaux par an pour le simple remplacement des départs à la retraite, seuls 20 postes d’internes par an jusqu’à 2008, 27 pour 2009, 24 pour 2010, puis 30 postes pour 2011, et aussi peu, 30, pour 2012, étaient attribués à la gynécologie médicale. Pour la rentrée 2013, malgré l’urgence, seuls sont annoncés 35 postes !

Une nouvelle fois, nous lançons un cri d’alarme : L’accès à la gynécologie médicale est menacé de disparition pour la grande majorité des femmes !

Or, si en France le nombre de cancers du col de l’utérus a été divisé par 4 en 20 ans, et si les femmes sont seulement 6,7% à être privées d’utérus à 50 ans, contre 40% aux Etats Unis, 20 à 30% dans le reste de l’Europe, c’est grâce au suivi gynécologique personnalisé, tout au long de la vie, qu’assurent les médecins spécialistes des femmes que sont les gynécologues médicaux.

Les effectifs actuels de gynécologues médicaux ne permettent plus qu’à un quart des femmes en âge de consulter d’avoir accès à ces spécialistes

-  C’est urgent ! Face à cette pénurie, dont sont responsables les pouvoirs publics depuis des années, il faut une augmentation décisive du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale ! Un « transfert de tâches » aux médecins non spécialistes, aux sages-femmes, aux pharmaciens, ne peut être une solution pour la santé des femmes ! Les femmes leur font toute confiance, mais chacun dans l’exercice de leur métier.

-  Répétons-le, pour une véritable prévention, pour le suivi gynécologique, les femmes ont besoin des médecins spécialistes que sont les gynécologues médicaux !

Depuis 2003, grâce à la mobilisation des femmes et des gynécologues médicaux, sont à nouveau formés de jeunes gynécologues médicaux. Pour éviter une régression dans ce domaine, les postes d’internes nécessaires doivent être créés et l’accès direct doit être garanti ! Des milliers et des milliers de femmes, en signant notre pétition, disent clairement :

Formation de gynécologues médicaux en nombre suffisant ! C’est urgent, c’est vital !


  • Le 14 février dernier, face aux sénateurs, la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, reconnaissant que « les femmes françaises sont particulièrement attachées à la gynécologie médicale : 93 % d’entre elles souhaitent pouvoir consulter un médecin formé dans cette spécialité qui renvoie à l’intime », a précisé : « Je tiens à exprimer devant vous ma volonté de faire en sorte qu’elles puissent accéder, lorsqu’elles le souhaitent, à un gynécologue médical. »
  • Malgré ces déclarations, qui pouvaient laisser espérer une décision forte, la ministre n’a annoncé que 35 postes pour la rentrée 2013. Ce nombre, bien que supérieur aux précédents, ne permet aucune réelle amélioration, alors que déjà des femmes ne trouvent plus de gynécos, ou attendent des mois pour un rendez-vous, que les jeunes filles ont les plus grandes difficultés à avoir accès à un gynécologue médical !

Toutes les femmes doivent pouvoir consulter un gynécologue médical !

C’est pourquoi le CDGM continue son action concernant cette question dont dépend la santé de millions de femmes.

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PÉTITION !