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2008/12/08 - Elle

IL FAUT SAUVER LES GYNECOS

Disparue du programme des études de médecine en 1986, la gynécologie médicale a été heureusement réintroduite en 2005 grâce à une forte mobilisation. Mais ils ne sont qu’une vingtaine de praticiens à être formés chaque année. Le comité de défense de Gynécologie Médicale s’alarme. David Elia, gynécologue, explique pourquoi : « Nous sommes près de 1500. Pour que ces effectifs restent stables, il faudrait former une centaine de nouveaux internes par an. A ce rythme là, il n’y aura plus que 500 gynécologues en 2020 pour toute la France. Résultat, les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous vont augmenter et l’immense majorité des femmes n’aura plus accès à cette spécialité. Qui aura alors la compétence pour prendre en charge les problèmes liés à la ménopause, à la puberté, à la contraception, aux MST, aux IVG, au dépistage des cancers du sein ou du col de l’utérus ? La gynécologie médicale est certes une spécificité française, mais c’est sans doute grâce à elle que nous avons une des meilleures survies à 5 ans du cancer du sein et le taux le plus faible d’ablation de l’utérus au monde ».

JULIE LASTERADE