2009

2009/01/19 - Communiqué de Presse

COMMUNIQUE DE PRESSE

LE CDGM ATTEND TOUJOURS UNE REPONSE DE Mme BACHELOT ET LUI RAPPELLE SES DEMANDES

-  En novembre dernier, à la suite de notre assemblée annuelle, nous nous adressions à Mme Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Nous lui demandions, dans une lettre ouverte, de prendre les décisions nécessaires pour que la gynécologie médicale, spécialité à laquelle elle s’est toujours dite attachée, soit confortée et puisse se développer.

-  Selon un sondage récent, publié par la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale, 86% des femmes considèrent que la pénurie actuelle de gynécologues constitue un danger pour leur santé, La ministre de la Santé elle-même, interrogée par des dizaines d’élus de toute appartenance politique, a déclaré à propos de la gynécologie médicale : « C’est une spécialité dont l’offre de soins pourrait décroître fortement si aucune mesure n’était prise. »

-  Le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale rappelle qu’il demande à Mme Bachelot :

  • de garantir la pérennité du diplôme de Gynécologie Médicale, créé par le ministre en exercice en février 2003, en augmentant le nombre de postes dédiés aux internes de la spécialité ;
  • de faire figurer dans le projet de loi HPST la garantie pour les femmes de l’accès libre et direct au gynécologue.

-  Sur aucune de ces deux questions, Mme Bachelot n’a, à ce jour, répondu aux inquiétudes du CDGM et des femmes. Aucune indication ne nous a même été donnée sur une augmentation pour 2009 du nombre de postes d’internes, alors que, tout le monde en est conscient, la limitation à 20 postes, cette année encore, entérinerait la disparition progressive et inévitable de la spécialité.

-  Notre inquiétude est d’autant plus vive que le secrétaire d’État Bernard Laporte, en réponse à une question orale au Sénat, a déclaré que le suivi des femmes pour leurs problèmes gynécologiques était assuré par différentes professions médicales et pas seulement par les gynécologues médicaux.

Or c’est précisément la conviction unanime que les femmes ont besoin de gynécologues médicaux pour assurer suivi et prévention qui a présidé à la création du diplôme de Gynécologie Médicale. Il ne saurait être question pour elles de revenir en arrière. Il s’agit de la santé de millions de femmes et tout particulièrement de celle des jeunes d’aujourd’hui et de demain.

-  L’écho rencontré auprès des élu(e)s de toute opinion politique, comme auprès des femmes qui signent et font signer largement la pétition du CDGM, est pour nous un appui, ainsi qu’ un encouragement à rappeler avec force à Mme Bachelot qu’ il lui revient de prendre rapidement des mesures concrètes : augmentation significative du nombre de postes d’internes et insertion dans la loi HPST de la garantie pour les femmes de l’accès direct au gynécologue.

19 janvier 2009

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