2009

2009/03/05 - Communiqué de Presse

En novembre dernier, le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale s’adressait à Mme Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, et lui demandait dans une lettre ouverte, signée depuis par plus de vingt mille femmes, de prendre les décisions nécessaires pour que la gynécologie médicale soit confortée et puisse se développer, c’est-à-dire :

-  de garantir la pérennité du Diplôme de gynécologie médicale, créé par le ministre en exercice en février 2003, en augmentant le nombre de postes attribués aux internes de la spécialité ;
-  de faire figurer dans le texte du projet de loi HPST la garantie pour les femmes de l’accès libre et direct au gynécologue.

Des députés de toute appartenance politique ont, pour leur part, déposé des amendements demandant que figure dans le texte de la loi HPST l’accès direct sans pénalité des femmes au gynécologue (et des patients à d’autres spécialités) .

Au moment où, à l’Assemblée nationale, la discussion a porté sur ces amendements, Mme Roselyne Bachelot a déclaré : « Je le redis solennellement : il n’est pas question de revenir sur l’accès direct à ces spécialités. »

Le CDGM prend acte de cette déclaration de la Ministre de la Santé.

Si les mots ont un sens, cela signifie que les femmes conservent le droit de consulter directement et sans pénalité financière leur gynécologue.

Cet engagement, nous continuons à demander qu’il ait force de loi, c’est-à-dire, comme nous le demandions dans notre lettre ouverte, qu’il soit inscrit dans le texte de la loi HPST, dont l‘objectif est de fixer les modalités de l’accès aux soins.

Et ce d’autant plus que, pour que ce droit puisse être une réalité pour toutes les femmes, il faut que soit augmenté de manière significative le nombre de gynécologues médicaux formés chaque année.

20 postes d’internes par an attribués à la gynécologie médicale, comme c’est le cas depuis le rétablissement de la spécialité en 2003 : on est très loin de ce qui est nécessaire pour que soit préservée la santé des femmes, alors même que pendant dix-sept années aucun de ces spécialistes n’a été formé, et que ceux qui partent à la retraite ne sont pas remplacés.

Il faut dès maintenant que soit réservé à cette spécialité un nombre de postes qui permette à TOUTES les femmes, en particulier aux jeunes, de consulter un gynécologue médical.

Afin que toutes puissent bénéficier, tout au long de leur vie, du suivi médical que seuls peuvent dispenser, du fait de leur formation et de la spécificité de leur consultation, les gynécologues médicaux,

Il y a urgence à prendre cette décision politique : il ne restera déjà, dans quelques d’années, que quelques centaines de gynécologues médicaux pour plus de 30 millions de femmes en âge de consulter.

Nous ne cessons de le répéter : la santé des femmes est en danger grave.

Aucun argument budgétaire ne saurait justifier une pénurie qui signifierait pour les femmes une inacceptable régression, mettant en jeu leur santé, et leur vie.

Paris, 5 mars 2009

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