Le Comité de défense de la gynécologie médicale (CDGM) est une association créée en 1997 par des femmes et des médecins gynécologues pour le rétablissement de la gynécologie médicale, pour la santé des femmes.
En bref
Depuis 1997, le CDGM s’adresse avec ténacité aux pouvoirs publics en demandant audience aux ministres successifs en charge de la Santé. Grâce à l’extraordinaire mobilisation des femmes avec le CDGM, la spécialité, supprimée en 1986, est reconquise en 2003. Des parlementaires de toute sensibilité sont de plus en plus nombreux à apporter leur soutien et appuient l’exigence d’une augmentation vigoureuse du nombre de postes d’internes attribués à la spécialité. Mais aucun ministre ne prend la décision qui s’impose pour répondre à la pénurie, qui s’aggrave chaque année un peu plus.
Cependant, grâce à cette action continue, le nombre de postes d’internes en gynécologie médicale augmente progressivement, passant de 20 postes en 2003 à 91 postes à la rentrée 2023. Mais cette progression reste très insuffisante au regard des besoins de santé des femmes. Et en 2024, le gouvernement acte une baisse brutale du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale, qui passe de 91 à 79. Aucun rattrapage de cette lourde perte n’est décidé en 2025.
Ainsi, au mépris des femmes qui continuent à signer la pétition, au mépris du soutien apporté par de nombreux parlementaires, le nombre de postes ouverts pour la formation de gynécologues médicaux stagne à 80, alors que la situation est déjà alarmante sur tout le territoire. Inacceptable !